2015 -Convoi

Les Poulpes ont réalisé une résidence de création en train à travers le Québec, les Maritimes et l’Ontario du 16 au 24 juin 2015. Elles ont utilisé la gare comme un espace à investir le temps d’un arrêt, le temps d’une performance. À chaque arrêt, une action (de courte durée se déployant de l’intérieur du train jusqu’à la gare. Dans une affirmation du territoire, des liens entre les villes et régions et des rencontres possibles, leurs performances témoignent des limites de la mobilité et de la sédentarité). Partir en train pour valoriser, par un discours artistique, les transports au Canada, valoriser l’étendu de notre territoire et faire le lien entre les régions, la nôtre le Saguenay-Lac-Saint-Jean, et entre les grandes villes. Leur trajet de neuf jours  partant de Jonquière  s’allie à différents centres d’artistes et organismes culturels, partenaires du projet, rencontrés sur leur passage Elles choisissent leurs partenaires artistiques selon leur champ de pratique, leurs affinités et les trajets de train préétablis qu’elles empruntent. Elles leur demandent de s’investir d’une mission, soit de leur offrir un petit objet (libre à leur imaginaire, mais ne contrevenant pas aux règlements de transport de Via Rail) et qui devra leur être transmis à la gare, constituant ainsi leur convoi.

Les Poulpes se déploient sur de multiples plateformes, en plus d’alimenter leur site web des vidéos de chaque performance, nous avons tourné une série-documentaire de 10 épisodes de 14 minutes sur leur expérience en mouvance, leur processus de travail à la rencontre du territoire québécois et canadien, des publications (revues et fanzine) sont prévues en lien avec le projet et ce, en plus des performances réalisées aux différentes gares auxquelles le public a été convié. Les différentes plateformes s’agglomèrent à un projet global afin de faire exister Convoi, un projet d’art interdisciplinaire tentaculaire. Un convoi de poulpes se prépare !

Inévitablement souhaitée, une réflexion autour de ce moyen de transport, de moins en moins utilisé et valorisé par la population, poindra. Partout, les gares ferment devenant les symboles mythiques d’une époque prospère puis déchue. C’est par le regard du voyageur et de leurs témoignages que nous souhaitons aborder cette réflexion et par notre propre expérience – individuelle et collective- en tant que voyageuses à travers ce long trajet de notre histoire du territoire.

Pour en découvrir plus ! Cliquez ICI

Crédits photos: Gisèle Cormier